lundi 31 août 2009

Interview d'Emile Bravo chez Dargaud.... Avril 2002

Interview du mois d'Avril 2002
Début juin, après sa prépublication dans le magazine Okapi, le tome 3 des Épatantes aventures de Jules - Presque enterrés - sera en librairie. Comme tous les albums d’Émile Bravo, il s’agit d’un travail remarquable de précision, d’intelligence et d’humour ; enchanteur pour les plus jeunes comme pour les adultes. À bâtons rompus, nous avons cherché à en savoir un peu plus sur son auteur, le non moins épatant Émile Bravo, récent lauréat du prix René Goscinny du meilleur scénariste.

Votre biographie, diffusée par le service de presse Dargaud, est d’une extrême pudeur… Juste deux, trois pirouettes et quatre titres d’albums avant d’en venir à Jules… C’est une… dérobade due à quoi ?

Mais pas du tout ! Dargaud possède une fiche des renseignements généraux me concernant mais l’attachée de presse a dû l’égarer, aussi se contente-t-elle de diffuser un poème autobiographique que je lui avais envoyé pour la séduire…

Si on insiste ? Vous racontez quoi ?
Ha, ha, ha ! Vous autres, les journalistes, vous êtes impayables ! Toujours en quête de potins… Eh bien, soit ! Je vais vous faire un aveu : elle m’a éconduit comme un malpropre, oui…

Vos trois albums, Biélo, Kino, Tamo étaient remarquables. Vous pouvez nous en parler un peu ?
Merci, je suis touché par le compliment. Aleksis Strogonov était un jeune personnage idéaliste et naïf qui, au fil du temps et des expériences, devait sombrer dans un pessimisme obscur puis dans le désespoir… Mais Dargaud l’a devancé à ce sujet.

Et votre scénariste, Jean Régnaud, qu’est-il devenu ?
Mon ami, Jean Régnaud, lui, a choisi l’Aventure. Le jour, il est grand reporter à la Caisse d’épargne. La nuit, il gère deux gargotes parisiennes mal fréquentées ; l’une : Le Robinet Mélangeur est un lieu de débauche, plaque tournante de la drogue, l’autre : La Cantine du Batofar installée dans un vieux rafiot, sur la Seine, est une couverture qui cache un important trafic d’armes… “Ça rapporte bien plus que de faire du Mickey, crois-moi !” me lance-t-il !

Aleksis Strogonov n’a pas fonctionné auprès du public. Qu’avez-vous ressenti ?
Beaucoup de désarroi ! C’était incompréhensible ! Nous avions créé ce personnage après une étude de marché : c’était Tintin avec la casquette de Corto Maltèse, deux grands succès ! Ça ne pouvait que marcher ! Et les histoires ? Fantastiques ! Nous les écrivions pour nous. Nous aurions dû fatalement trouver un public qui nous ressemble !… Bien plus tard, nous avons constaté que nous n’achetions jamais de bandes dessinées.

Pouvez-vous - quand même ! - nous dire comment vous avez débuté, quel parcours, quelles influences, en BD et en d’autres domaines ?
Woooouuuuh ! Il nous faudrait des pages ! Disons que j’ai commencé sur les marges des albums de Tintin (je n’ai jamais été bien matérialiste…). Puis sur celles de mes cahiers… Non, attendez, tout ceci est d’une banalité ! J’ai une meilleure anecdote : mon livret de famille est couvert de dessins ! Précoce, n’est-ce pas ? Et puis, un jour, ma mère, qui, elle, est très matérialiste, a fini par m’acheter du papier. Alors, je me suis mis à dessiner des histoires pour mon père (il se donnait assez de mal, le soir, à m’en conter pour m’endormir… Je lui devais bien ça). Puis, l’école, le lycée… Où je distrayais mes camarades avec de petites aventures (remarquez comme je mets l’accent sur l’histoire bien plus que sur le dessin qui n’est qu’un vecteur… Vous me suivez ?) Un jour, un ami me dit : “Émile, plus tard, tu passeras dans l’émission de Patrick Sabatier, Avis de recherche, et on se retrouvera et on rigolera bien !” Ce fut une révélation, je me découvrais ambitieux ! Alors que je m’orientais vers une absurde carrière d’ingénieur (moi, qui n’ai jamais su faire la différence entre un écrou de 10 et une vis de 5 !) je pris un virage à 180 degrés pour devenir “ARTISTE” !!! Comme je n’avais que très peu de notion de beaux arts je me lançais dans la bande dessinée… Attention : n’allez pas croire que je dénigre le milieu . C’est après avoir lu Pratt (Hugo) que j’ai pris ma décision : ce type semblait avoir vécu des aventures fantastiques. C’était une sorte de Kessel ! Moi aussi, j’aspirais à une vie faite d’exotisme, de bravoure, de plaisir et d’inconnu ! Bref, l’adolescence, quoi ! Mais le monde d’aujourd’hui ne s’y prête plus… Aussi, quand je découvris la vie beaucoup moins dissolue d’Hergé qui ne faisait pas moins rêver grands-parents et enfants, j’optais pour cette solution… Et puis de toute façon, à cet âge-là, l’inconnu ; c’est le quotidien… Mais je sens que j’ennuie le lecteur…
Vous pouvez lire la suite sur le site
de Dargaud

samedi 29 août 2009

Emile Bravo, éléphant d’or du meilleur album jeunesse à Chambéry sur... BDzoom.com

Interview d’Emile Bravo, éléphant d’or du meilleur album jeunesse avec Les aventures de Jules 1 : L’imparfait du futur (éditions Dargaud)
 
(YK) Emile Bravo, quelle est votre réaction après avoir reçu l’éléphant d’or du meilleur album jeunesse de l’année pour L’imparfait du futur, le premier tome de Jules (Dargaud) ?
(Bravo) Je suis très content ! Je m’y attendais d’autant moins que cet album date de 1999 (ndlr : le comité de lecture de Chambéry BD décerne ses prix sur la production BD parue entre deux festivals). C’est la première fois que je viens à Chambéry. M’y voir récompensé est une agréable surprise.
(YK) Qui dit prix « jeunesse » dit en général public associé. Vous le ressentez comme tel lors de vos séances de dédicaces ?
(Bravo) Bien sur mais quand j’ai créé cet album, je ne pensais pas qu’aux jeunes, mais à tout le monde. J’ai voulu renouer avec la tradition de la BD. J’ai grandi avec Hergé que j’admirais beaucoup et j’avais envie de m’adresser, comme il savait si bien le faire, autant aux enfants qu’aux adultes. Je trouve dommage que si peu de scénaristes ou de dessinateurs prennent cette orientation actuellement.
(YK) C’est l’influence d’Hergé qui vous a amené à développer votre style graphique qui se situe plutôt dans la tendance « ligne claire » ?
(Bravo) Oui, un peu. C’est aussi parce que je trouve la ligne claire très efficace, allant toujours à l’essentiel. La BD est assez complexe pour les gens qui la découvrent et à mon avis, plus c’est épuré, plus c’est compréhensible. En plus je trouve ça joli !
(YK) Vous êtes très présents dans les festivals ?
(Bravo) Je suis déjà allé un petit peu partout. Mais je ne me rend pas systématiquement dans les festivals. Ceux ci étant situés le week-end, je ménage également ma vie de famille.
(YK) Où en est la suite de Jules ?
(Bravo) Elle paraît actuellement dans le magazine Okapi. L’album sortira fin janvier, pour le festival d’Angoulême.
(YK) Vous dessinez également Les aventures d’Aleksis Strogonoff, dont trois tomes ont été publiés aux éditions Dargaud (scénario de Régnaud). Y a t’il un quatrième volet en préparation ?
(Bravo) Le synopsis est déposé chez l’éditeur. Mais la série est un peu gelée, ayant eu des difficultés à trouver son public. Elle a un bon succès d’estime mais il faut un peu plus de temps pour l’imposer. Il y aura un nouveau Jules avant un nouveau Aleksis Strogonoff.
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BDzom.com

lundi 16 octobre 2000

vendredi 28 août 2009

Une épatante aventure de Jules - T2 : Une réplique inattendue sur... BD Sélection

Des clones pour rire

Jules en a marre d'être malmené par son frère qui ne cesse de le gonfler quand il ne tente pas de le noyer. Alors il se réfugie dans des conversations avec Janet, sa p'tite copine anglaise avec laquelle il est allé dans l'espace - ça c'était dans l'excellent premier tome : L'imparfait du futur (Dargaud). Le voilà alors invité en Angleterre. À son arrivée, il découvre que Janet a désormais une petite sœur qui est en fait un clone de Janet ! Mais très rapidement, la mère de Janet est enlevée par Gredulin, le savant fou qui vient de s'échapper de l'hôpital psychiatrique et qui voudrait que la mère de Janet travaille pour lui. Il s'ensuit de nombreuses péripéties qui nous conduisent de l'Angleterre aux Bahamas, en passant par l'Écosse.

Avec ces " Épatantes aventures de Jules ", Émile Bravo réussit quelque chose de finalement assez rare : un récit classique qui court sur une cinquantaine de pages et qui mêle aventure et humour, enquête et réflexions éthiques, expériences...
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BD sélection
Chronique par Boris
13 Fevrier 2001

jeudi 27 août 2009

Spirou, Le journal d’un ingénu sur ... Hop BD

Alors que le plus célèbre groom de Belgique, de France et d’ailleurs, j’ai nommé Spirou fête ses 70 ans, Dupuis sort “Une aventure de Spirou et Fantasio par…” Émile Bravo, auteur dont on apprécie à chaque nouvelle sortie le talent et l’intelligence de ses récits, destinés aussi bien aux enfants qu’aux adultes et que l’on a pu notamment apprécier ces dernières années dans “Les épatantes aventures de Jules”.
En adaptant Spirou, Émile Bravo décide de nous raconter les débuts du garçon, en 1939, au Moustic-Hôtel, comment il a rencontré Fantasio, et bien sûr comment il a failli empêcher l’éclatement de la seconde guerre mondiale.

Dans un habillage à l’ancienne, autant dans le dessin, dans le découpage que dans le choix des couleurs, Émile Bravo, met en place un récit d’aventures plein de finesse et d’esprit, truffant son scénario de clins d’œil à l’univers de Tintin, faisant notamment référence au journal “Le petit 20ème”.
On suit donc Spirou dans ses aventures, encore jeune, pas totalement sûr de lui, se faisant embobiner facilement, et dont la chance et l’insouciance vont l’amener à se retrouver, bien malgré lui, au cœur de tractations concernant le sort de la Pologne. Pris dans la grande aventure de l’Histoire, Spirou va se démener comme un beau diable pour tenter d’apporter sa contribution au maintien de la paix dans un passage épique et très drôle qui vaut à lui seul l’achat et la lecture de ce livre.
Vous pouvez lire la suite sur le blog de
Hop BD

mercredi 26 août 2009

Dans l’atelier d’Emile Bravo sur .... BoDoï - 2

Sa conception de la BD
« La ligne claire, contrairement à ce que les gens croient souvent, n’est pas qu’un trait de crayon simple avec des aplats de couleur. C’est avant tout une histoire claire, puisque le dessin est indissociable du texte. Pour moi, Art Spiegelman, Blutch ou Christophe Blain font de la ligne claire, puisqu’ils écrivent avec leur dessin en allant à l’essentiel. Blutch et Christophe Blain sont deux grands dessinateurs, au sens académique du terme. Ils savent saisir l’âme de ce qu’ils dessinent, leurs croquis sont magnifiques. Il existe un bon truc pour connaître le niveau d’un dessinateur : demandez-lui de représenter une femme. Le médiocre ne pourra s’empêcher de réaliser une pin up à coup de tics graphiques. Si vous lui précisez que vous voulez une femme « normale » (pas une bombe), il va l’enlaidir en lui ajoutant des caractéristiques masculines. Tandis qu’un bon dessinateur croquera celle qui passe dans la rue, qui n’a rien d’extraordinaire, mais qui existe, tout simplement. Blain et Blutch, par exemple, sont de cette trempe."...
Extrait des
Propos recueillis par Laurence LE SAUX


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Une épatante aventure de Jules - T1 : L'imparfait du futur.... sur Coin BD.com

Résumé de l'album : Jules, gentil ado sans problèmes (excepté un petit frère qui veut lui trucider son cochon d'Inde), est sélectionné par l'Agence Spatiale Mondiale pour faire partie de la première expédition vers Alpha du Centaure. Le voyage va durer huit semaines pour eux, et huit ans en temps terrestre-à cause de la relativité... Le voilà donc embarqué avec son cochon d'Inde (clandestin) et les membres de la glorieuse équipe : deux farfelus qui collectionnent sept prix Nobel ; une petite copine de chambre assez énervée au début mais ca s'arrange ; un commandant de vaisseau qui, entre une cuite et une déprime, foire ses atterrissages et met en péril la paix galaxique ; et une jolie exobiologiste qui étudiera la vie extraterrestre dés qu'ils l'auront trouvée... Et en effet, ils la trouvent. D'abord sous forme de bestioles - des boules vertes qui sautent partout en hurlant " toooooiiiinn " - avec lesquelles le cochon d'Inde va se reproduire comme un lapin. Puis sous forme de créatures charmantes et décontractées qui ont atteint un niveau de civilisation très pointu sans en faire un plat.
Chronique de l'album : Comme j'avais adoré le "Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill" d'Emile Bravo et que j'avais entendu beaucoup de bien de cette série je me suis lancé dans ces aventures pré-publiées dans le magazine Okapi.

D'entrée la mise en place de la famille de Jules est efficace et amusante, surtout la naïveté de son père ainsi que la relation entre Jules et son frère. S'en suit alors une aventure rocambolesque qui va propulser Jules dans l'espace à destination de l’étoile Alpha de Centaure en compagnie d'un équipage hétéroclite et drôle. Les physiciens Kovac et Bennet font d'ailleurs penser à un croisement entre le professeur Tournesol et les Dupond Dupont.
Pour lire la suite visitez le site de
Coin BD.com
Chronique par Yvan 02 02 2008

mardi 25 août 2009

Une épatante aventure de Jules - T3 : Presque enterrés sur Actua BD

Créée pour le magazine Okapi des très catholiques Editions Bayard, "Jules" est une série pour enfants sages qui parvient à éviter les écueils du genre : si le héros est bien propre sur lui, il est entouré de personnages pittoresques qui lui donnent du piment. Et qui permettent à l’auteur de réaliser des portraits au vitriol de certains types de nos contemporains... ou de certaines dérives de nos comportements. 
Revoilà Jules, Bastien, Janet et le cochon d’Inde Bidule en route vers l’aventure souterraine - la spéléologie, en clair. C’est l’euphorie générale, à un détail près : Roméo, l’odieux frère de Jules, est du voyage. Il paraît que la spéléologie développe la sociabilité, et Roméo a justement besoin de développer ça.
Le quatrième équipier, c’est Hubert, le fils d’un médecin qui a réussi à tuer sa femme et son bébé en procédant lui-même à l’accouchement. Depuis, ce dangereux personnage a été recyclé maire du village - une occupation moins nuisible à première vue - et Hubert passe sa vie à explorer les grottes de la région (un cliché oedipien, le retour à la mère nourricière, d’après Janet).
Une fois tout le monde descendu au fond de la fosse Draco, Roméo manifeste aussitôt son talent en écrabouillant un pseudoscorpion : après des millions d’années d’adaptation à un environnement hostile, c’est le premier pseudoscorpion qui meurt de façon gratuite, victime de la bêtise humaine. Bravo !
Pour lire la suite c'est sur
Actua BD
29 08 2002 par Patrick Albray

lundi 24 août 2009

Une épatante aventure de Jules - T5 : La Question du père ... sur Actua BD

Dessinée Dans un style ligne claire, cette série se destine aux Jeunes ... et moins jeunes. Elle mêle aventure, SF et humour burlesque. Doux rêveur de l'adolescent, fan de Star Wars et du jeu vidéo Starfighter, Jules Doit faire face à des parents et surtout à archaïques Une terreur de Petit Frère. Heureusement pour lui, ses aventures épatantes le propulsent bien loin d'eux et embarquent le lecteur Dans un questionnement amusé et réfléchi sur les sciences.
On ne rigole pas Dans École catholique une! Pour Séché Avoir un cours de gym, Jules et son copain Joris Sont Envoyés en Bretagne faire un Stage intensif de voile AFIN de les REMETTRE Dans le droit chemin. Jules est plutôt content de S'éloigner du berceau familial: Son frère l'énerve toujours autant et ses parents n'arrêtent pas de se disputer. D'ailleurs Père fils est-il vraiment son père? ...
Cinquième épisode très dense pour Jules: Entre Une partie de chasse catastrophique, Une expédition en mer désastreuse et un sauvetage extra-terrestre, le pétillant garçon s'interroge, et nous avec, sur la génétique et sur les religions diverses.
Pour lire la suite c'est sur
ActuaBD

11 06 2006 par Laurent Boileau

dimanche 23 août 2009

C'était la guerre mondiale sur.... Ricochet-jeunes.org

Les éditions Bréal ont lancé, en 2003, leur collection Bréal jeunesse. Cette collection est avant tout le fruit d'une collaboration, entre Joann Sfar, dessinateur et scénariste de bandes dessinées et les éditions Bréal qui poursuivent la diversification de leur production éditoriale. Il s'agit de livres qui se situent entre l'album, la bd et le livre pour enfant. Les 15 premiers titres de la collection sont dès à présent disponibles en librairie. Pas de nouvelle sortie prévue pour 2005.

L'avis de Ricochet

Yoland, un jeune écolier a assisté dans sa vie à la plus grosse bagarre du siècle et il nous la raconte. Et c'est vrai que dans ce roman, ça cogne et que les coups volent: une baigne par-ci, des raclées par-là, des coups de bâton et de batte de base-ball, des insultes, des intimidations, des coquards, une vraie bagarre entre gamins où les plus forts s'en prennent aux plus maigres! Il faut dire aussi que le directeur n'était pas là et puis que la maîtresse n'a pas d'autorité aussi. Belle escalade de violence, bien racontée et illustrée avec talent, avec une fin qui nous apprend à nous en passer!
Venez visiter le site de
Ricochet-jeunes.org

samedi 22 août 2009

Ivoire sur.... Bulled'air.com...

Cet album, réédition d'un volume de la célèbre collection Atomium de Magic Strip (allez faire un tour sur ce site si vous ne connaissez pas http://perso.orange.fr/f.sirven/), ne peut passer inaperçu, d'autant plus quand son nouvel éditeur est la pastèque et qu'il nous gratifie d'une nouvelle couverture et d'une qualité d'édition meilleure que la première (quelle magnifique bichromie nous ont-ils refaits !). Le pari de la Pastèque est réussi même si on peut regretter le célèbre dos toilé de la première édition, mais là je sombre trop dans la nostalgie.

Puisque l'occasion nous en est donnée, parlons un peu de cet album. Peut être vous rappelez vous du 4eme plat de l'édition originale ? non ? Un texte (qui faisait le charme de la collection atomium) était la première étape de la lecture. Là il s'agissait d'un extrait du gouverneur Sir Stevenson : « Si l'homme est homme et si la femme est femme c'est parce que l'éléphant est éléphant », une bonne partie des ingrédients de cet album y étaient résumés dans cette magnifique et hilarante phrase !

Dans cet album, Bravo et Regnaud allaient s'attaquer aux albums rétros des aventures coloniales, tous les ingrédients y étaient : les explorateurs, le gouverneur, les jolies jeunes femmes, les trafics en tout genre, et un zeste de racisme. A l'exemple de Chaland quelques années plus tôt dans le cimetière des éléphants, Bravo et Regnaud nous emmenaient sur les traces d'un trafic d'opium et d'ivoire.
Pour lire la suite venez visiter
Bulled'Air.com

Les véritables aventures d'Aleksis Strogonov - Tamo sur CoinBD.com

Résumé de l'album : Un pays d'Europe centrale. Quelque part dans les Balkans.
Comme souvent, il y a des rivalités pour le pouvoir et des courants parallèles qui se déchirent ou se rejoignent.
Après son passage à Berlin, Aleksis Strogonov arrive en train dans ces nouveaux territoires. Un attentat survient, dans lequel est tué le voyageur avec lequel il partageait son compartiment: un certain Rado Ranic, chef du Silolm.
Celui-ci lui confie la responsabilité de sa fille, et avec elle, Aleksis devra traverser plusieurs épreuves et se faufiler entre les contradictions des pseudo-leaders libérateurs du pays, dont la mère de la belle enfant.

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Chronique par Pierrizan 06 01 2006

vendredi 21 août 2009

Spirou chez les étains de Virginie... 1




 Spirou par Émile BRAVO
Ht: 12 cm
Prix 70 euros
70 exemplaires, accompagné d'un ex-libris signé.

Ma maman sur... clin d'oeil et bande dessinées

Je suis tellement deçu par les bandes dessinées !! Laurent en est arrivé à en faire ma marque de fabrique : le déçu, le ronchon. Mais voila : Bravo ne fait que des BD intelligentes, et Régnaud, auteur d'une seule série (avec Bravo) plein d'humour, un peu pince sans rire, un peu à retardement, un peu l'air de rien...
Le ton de la BD est proche de celui du petit Nicolas. Le narrateur est un enfant comme vous et moi l'étions. Avec ses angoisses, ses petits plaisirs, les trucs qu'on n'arrive pas à dire, des trucs durs qu'on mélange avec d'autres moins, pour arriver à les vaincre...
Le titre raconte un peu l'histoire. Maman est en voyage : on sait qu'on va pleurer !
A suivre la suite sur
Clin d'oeil et bande dessinées
Vendredi 8 juin 2007

Les véritables aventures d'Aleksis Strogonov - Kino sur CoinBD.com

Résumé de l'album : A peine remis de ses événements russes, voici le bel Aleksis en train. Il roule vers Berlin, où il arrive accompagné d'un ami allemand: Dieter. Ce dernier, bien roublard, aide Aleksis à trouver du travail grâce à ses petites magouilles. Ils sont tous deux employés dans un studio de cinéma où ils jouent les "hommes à tout faire".

Dieter et Aleksis logent chez Ulf, cousin de Dieter, dont les fréquentations ne sont pas très recommandables. Ulf est en effet membre des chemises prunes, groupuscule d'extrême droite qui préfigure la montée d'un mouvement nationaliste allemand ... 


Chronique de l'album :
Les personnages du livres sont tous différents du 1er tome, sauf notre héros, ce cher Aleksis (qui lui semble encore un peu désabusé d'avoir perdu tragiquement son frère).
Le lieu et le thème ont aussi changé: Berlin au lieu de la Russie; et le cinéma et les chemises prunes, nazis avant l'heure, extrémistes de droite, à la place des luttes révolutionnaires russes.
Pourtant, les auteurs réussissent avec cohérence le passage entre les deux histoires, entre les deux tomes (ce qui ne s'avérait pas évident au départ, passer de la révolution russe de 1917 à la montée du fascisme en Allemagne dans les années 20 promettait une belle gymnastique).
C'est le parcours d'Aleksis qui permet tout ça, c'est lui le fil, le lien. Il reste toujours aussi subtil, sentant les choses avant les autres, et s'il se trouve des compagnons pas franchement recommandables, c'est bien malgré lui.
Chaque changement de sa vie, on sent qu'il lui faut du temps pour l'assimiler, pour se forger sa propre opinion. Il est un peu passif par instants, mais sait réagir avant qu'il ne soit trop tard (ouf !)...
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Chronique de Pierrizan 01 11 2005

Spirou chez les étains de Virginie... 2

  • Exclusivités de Boulevard des Bulles
  • Sculpteur : Les Etains de Virginie
  • Matière : Etain
  • 20 exemplaires numérotés et signés
  • Taille : 12cm
  • Prix : Les Contacter
    Vous pouvez la commander sur le site de
    Boulevard des bulles   
  

jeudi 20 août 2009

Portrait sur le JDD.fr du 31/01/2009


"Les éditions Dupuis m'ont contacté. J'avais une totale carte blanche, aucune charte graphique imposée. J'avais lu Spirou, je suis un grand fan de Franquin, j'ai donc accepté". A entendre, Emile Bravo, l'auteur du magnifique Journal d'un ingénu, dans lequel il invente une jeunesse au célèbre groom, tout paraît évident, simple et fluide. "La seule solution, c'était de faire l'avant-Franquin, pour ne pas le trahir, de répondre aux questions que l'on se pose enfant. Comment un groom devient aventure? Pourquoi garde-t-il son costume? Comment est née son amitié avec Fantasio? Je suis cartésien et, gamin, il fallait que tout s'explique. Bon, Milou qui parle, c'est un chien, je peux comprendre. Un rongeur comme Spip l'écureuil, en revanche, je ne savais pas d'où venait cette conscience?"
Le début de la Seconde guerre mondiale était un terrain propice pour donner les clés à la création d'un personnage devenu mythique. Le sujet passionne Emile Bravo, qui avait déjà abordé la période dans C'était la Guerre Mondiale, aux éditions Bréal. Mêmes les références à Tintin, clins d'?il savoureux dans l'album, s'inscrivent dans la logique interne du récit. "Pour moi, Spirou est réel, Tintin est un personnage de bande-dessinée. Comme il est orphelin, il s'identifie au héros de ses lectures, jusqu'à prendre ses vêtements inconsciemment". La pirouette finale est, quant à elle, une double métaphore sur l'ouverture au monde, thème qui colle aux histoires d'Emile Bravo.
"La bande-dessinée est une calligraphie"
Après le succès critique et public rencontré par cette première immersion dans l'univers de Spirou, stoppée à l'orée du second conflit mondial, Bravo le pédagogue ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Il ambitionne désormais de faire traverser la plus sombre tragédie du XXe siècle à ses héros. "C'est une période qui m'intéresse beaucoup, mon héros a pris conscience, maintenant il doit agir. On n'a pas tous été résistant sous l'Occupation, on avait peur. C'est intéressant de montrer ça à des enfants. C'est une comédie dramatique, rien de tel que pour montrer des idées", explique-t-il. Il a un atout dans sa manche, le personnage de Fantasio, un "Zazou excentrique", sous le trait de Franquin, qui se permet tout et n'importe quoi. Jamais, en revanche, il ne reprendra le fil d'une série, par respect pour les auteurs du passé. Adepte de la ligne claire, Emile Bravo adapte l'adage d'Alfred Hitchcock à la bande-dessinée. "Ce qui est important, c'est l'histoire", soutient-t-il. "La bande-dessinée est une calligraphie. Il est important que le dessin reste lisible pour ne pas nuire à la compréhension. Plus les codes sont simples, plus ils sont compréhensibles."
Pour lui, il ne doit pas y avoir de frontières, de séparation marquée entre la littérature enfantine et celle destinée aux adultes. "Lire une BD peut être une expérience partagée, avec l'enfant sur les genoux de son père. Le dessin est une écriture universelle, on n'a presque pas besoin de savoir lire les bulles", explique un auteur révolté par la tendance actuelle des produits standardisés pour ados attardés. Et Emile Bravo de citer deux ?uvres qui ont justement réussi à concilier une forme accessible à un vrai fond, Maus d'Art Spiegelman, sur la Shoah, et Persepolis de Marjane Satrapi, récit sur la dictature iranienne qui touche aussi bien les enfants que les parents. Il aurait pu facilement ajouter son Journal d'un Ingénu, une aventure de Spirou qui évoque la montée du nazisme en Europe, sans jamais oublier le plaisir de la lecture. Du grand art et un seul mot. Bravo.
Spirou: Le Journal d'un ingénu d'Emile Bravo, Dupuis
Pour lire l'article visitez le site JDD.fr
Rédaction JDD  Samedi 31 Janvier 2009

Angoulême 2009 - 8 auteurs et leur premier Angoulême...


Les véritables aventures d'Aleksis Strogonov - Bielo sur CoinBD.com

Résumé de l'album : 1919, les combats de la révolution russe. Des rouges contre des blancs, des communistes contre des tsaristes.

Les héros du livre sont essentiellement communistes, les frères Strogonov, Aleksis et Oleg, et un philosophe doctrinaire, un certain Boulkine, qui se dit théoricien du peuple (et la comtesse Dachkova pour la seconde partie de l'ouvrage). Un petit groupe d'hommes, idéalisant les idées marxistes, se charge d'organiser un soviet, une entité générale de partage, dans le petit village de Vobotna.
Entre la surprise, l'incompréhension, la cruauté, les combats, on redécouvre une fois de plus les bassesses de la conquête et de la domination.
Heureusement certains sont plus modérés, mais pourront-ils contrôler tous les excès de leurs compagnons?

Chronique de l'album : Et bien , c'est une heureuse découverte. Je connaissais déjà Emile Bravo pour sa série "Jules", sorte d'aventurier de la vulgarisation scientifique, et j'ai décidé de fouiller dans les bacs à son nom. Ca tombe bien , l'intégrale de cette histoire vient d'être rééditée (été 2004). Je compulse pour ma part les tomes un par un.
L'aventure, historique et romancée, se tient très bien, avec variété et originalité: on n'est pas dans un scénario figé, direct, ici, si Boulkine est constant, les autres personnages changent, on les découvre sous plusieurs aspects (et on pressent qu'Aleksis Strogonov n'a pas fini de changer !). Rien n'est blanc ni noir, complètement. Par contre, certains semblent rouges, aveuglément...
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CoinBD.Com
Chronique de Pierrizan le 25 09 2005

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill sur... CoinBD.com

Résumé de l'album :« En cours préparatoire, lors la rentrée des classes, l’institutrice nous a demandé quelle était la profession de nos parents. Mon père était “patron”, mais ma maman ? Je ne savais rien d’elle. Quel était son métier ? À quoi ressemblaitelle ? Où habitait-elle ? Quand on est enfant, on n’aime pas être différent des autres. Alors j’ai inventé. » Jean Regnaud
« Jean Regnaud est un ami cher depuis l’adolescence. Quand il m’a présenté ce texte, j’en ai été bouleversé… C’était stupéfiant ! Jean, avec toute sa pudeur, avait réussi la prouesse de raconter un aspect tragique de son enfance. Il parvenait à faire rire sans aucun cynisme et à émouvoir sans sombrer dans le pathos. J’espère avoir trouvé un graphisme complémentaire de son récit…» Émile Bravo

Chronique de l'album : Après "Aleksis Strogonov" et "Ivoire", le duo Jean Regnaud et Emile Bravo nous livre un récit empli de simplicité et d’authenticité qui va puiser dans les souvenirs d’enfance du scénariste.

"
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill" est l’histoire d’un garçon de six ans qui vit avec son petit frère, son père souvent absent et sa gouvernante Yvette, et dont la maman est parti en voyage. A travers son quotidien, l’enfant va prendre conscience de la nature de ce voyage lointain effectué par celle dont il a plus en plus de mal à se souvenir.
Tout en jouant avec l’imagination fertile des enfants et en surfant sur nos souvenirs d’enfance, le récit va questionner le lecteur quant à l’utilité de cacher certaines vérités aux enfants. Du coup cette lecture découpée en plusieurs chapitres parvient à mélanger mélancolie, tristesse et humour de manière fort naturelle et efficace...
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Chronique d'Yvan du 24 07 2007

samedi 15 août 2009

Emile Bravo à la médiathèque de Guebwiller - 1


Strasbulles du 22 au 26 Juin à strasbourg...

  • Horaires : de 9h30 à 18h.
  • Tarif : 3€. Gratuit pour les moins de 12 ans et les Cosplayers.
  • Retirez des entrées gratuites chez les librairies partenaires.

Émile Bravo, Parrain de Strasbulles 2009.

Né le 18 septembre 1964 à Paris d'une famille originaire d'Espagne, Emile Bravo fait de courtes études d'histoire de l'Art avant d'exercer le métier d'illustrateur publicitaire. La passion de la bande dessinée l'amène à s'installer dans l'atelier "Nawak" qu'il partage avec Lewis Trondhein, Joann Sfar, Christophe Blain, David B et Emmanuel Guibert. Ils sont rejoints par Marjane Satrapi, Marc Boutavant et Frédéric Boilet dans "L'atelier des Vosges". Si Emile baigne dans la "BD alternative", il ne renie pas pour autant ce que les belles années de la bande dessinée franco-belge lui ont apporté. Son dessin reste proche de la ligne claire ; un charme et une certaine poésie se dégagent de toutes ses œuvres.

Avec son vieil ami Jean Régnaud, il décide de se lancer dans l'aventure ce qui va donner lieu à une collaboration durable. En 1990, ils publient "Ivoire", histoire d'un trafiquant en Birmanie dans l'entre deux guerres, suivi de la série "Aleksis Strogonov" déclinée sur trois albums. Cette série nous montre les débuts du bolchevisme lors de la guerre civile russe. Ils signent encore, en 2007, un album jeunesse "Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill" contant les difficultés d'une rentrée en maternelle. C'est en 1999, avec la publication de "L'imparfait du futur", premier volet de "Une épatante aventure de Jules" qu’Émile rencontre le succès. Auteur complet de cette série pré publiée dans "Okapi" dont le 5° volume est paru en 2006, il reçoit pour ce travail le prix Goscinny du meilleur jeune scénariste à Angoulême en 2002.

S'il montre une certaine prédilection à contenter les rêves d'aventure de son public jeunesse, Émile Bravo ne délaisse pas pour autant les adultes. D'ailleurs, s'il n'avait été l'auteur de BD que nous apprécions, il aurait été magicien pour être sûr de faire rêver. Emile continue donc les albums jeunesse avec des petits ours nains dans deux contes où les héros de notre enfance se retrouvent dans une même histoire, et Jules qui rejoint Alpha du Centaure en compagnie de Janet et d'une bande composée de savants loufoques, d'extra-terrestres et autres personnages déjantés pour des histoires à plusieurs degrés de lecture où l'on aborde des problèmes importants de notre époque.

Divers prix attribués par les milieux autorisés de l'Education et de la Bande Dessinée ont récompensé ses œuvres. Bref, tout fonctionnait tranquillement… Et puis, il y a eu Spirou…

Sollicité par les éditions Dupuis, Émile Bravo s'engage dans la réalisation d'un album "one shot" dans le cadre d'une série parallèle aux histoires de Spirou initiées par Rob-Vel, Jijé et Franquin et qui fait intervenir des auteurs différents. Ainsi, depuis 2007, Vehlmann et Yoann puis Le Gall et enfin Yann et Tarin nous ont conté des histoires du célèbre groom. Le quatrième album de cette série "Le journal d'un ingénu" est donc entièrement réalisé par notre parrain et répond enfin aux nombreuses questions que tout ADS (Ami de Spirou) se pose depuis longtemps: Pourquoi un groom ? Comment est-il devenu un héros ? D'où vient son amitié avec Fantasio ? Pourquoi Spip intervient-il régulièrement pour aider nos héros ? etc…

C'est avec une certaine douceur qu'il nous apporte des réponses, conférant aux personnages une dimension méconnue jusqu'alors, et ce sur un fond de conflit proche, mais sans jamais tomber dans le mélodrame. Et si l'ingénuité de Spirou ne peut lutter contre les forces en présence pour éviter le conflit, il nous montre que l'insouciance de la jeunesse est souvent meilleure conseillère que la triste réalité des adultes. On découvre ainsi pourquoi Spirou restera à une certaine distance de relations amoureuses, et surtout la prise de conscience de Spip qui de destructeur, deviendra l'aide précieuse de nos héros.

Le public ne s'y est pas trompé en plébiscitant la très grande qualité de cet album qui outre ses ventes de best seller sera récompensé de nombreuses fois. En mai 2008, la profession le consacre avec le prix des libraires, puis c'est le prix RTL qui lui est remis par René Pétillon au grand studio de la rue Bayard. C'est sans surprise qu'il se trouve en tête des classements sur les sites Internet et qu'il reçoit un prix essentiel au Festival d'Angoulême 2009 et honore l'édition 2009 de Strasbulles de son parrainage.

Vous pouvez visiter le site de Strasbulles

vendredi 14 août 2009

Spirou, l'aventure, la guerre, l'amour... sur Spirou et Fantasio.com

Qu'est-ce qui pousse un auteur de bande dessinée à se lancer dans l'aventure d'un "one-shot" de Spirou ? La gloire d'apporter sa petite pierre à l'édification d'une série mythique ? Ou d'autres motivations, moins évidentes, plus personnelles, auxquelles on ne pense pas tout de suite ? Émile Bravo nous raconte comment s'est passée pour lui cette belle aventure.La genèse du projetC'est Fabrice Tarrin qui est le premier à m'avoir parlé du concept des one-shot de "Spirou". Il est venu me voir pour me proposer de lui écrire un scénario. Mais cet idolâtre ne jurait que par les années 60 alors que, pour moi, le plus intéressant était de raconter la jeunesse du héros. À sa création par Rob-Vel, Spirou est un personnage assez lisse et insignifiant. Et même si, par la suite, Franquin a étoffé sa personnalité en lui donnant une dimension humaniste, il lui manque toujours une véritable psychologie.
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Spirou et Fantasio.com

jeudi 13 août 2009

Une aventure de Spirou et Fantasio... sur le Site Spirou

Un jeune journaliste inconscient dénommé Fantasio déclenche l’apocalypse !
Et pourtant cette guerre aurait pu être évitée ! Des pourparlers entre émissaires polonais et Karl Von Glaubitz, premier secrétaire du ministre allemand des affaires étrangères Von Ribbentrop,, à Bruxelles, étaient dans une impasse lorsqu’un jeune groom du Moustic Hôtel, prénommé Spirou, a proposé une solution tout à fait originale au problème délicat de Dantzig qui semblait convenir à toutes les parties en présence.
Vous pouvez lire la suite sur
SPIROU

mercredi 12 août 2009

Encore un prix pour le Spirou d’Emile Bravo.... sur Bodoï

Il faut dire que l’album a tout pour plaire puisqu’il parvient à réunir classique et contemporain. Sur la forme avec sa ligne claire classique et son dynamisme moderne. Et sur le fond parce qu’Émile Bravo a su jouer avec le mythe de Spirou, en répondant aux questions que l’on se pose sur son adolescence et sur la façon dont il est devenu le héros que l’on aime.Lire la suite sur Bodoï
Posté par Allison Reber le 22 jan 2009 dans News

Émile Bravo au sommet de la vague Spirou... sur Bodoï...

Sept mois après la sortie du Journal d’un ingénu – un one-shot drôle et sensible des Aventures de Spirou et Fantasio, aux accents hergéens -, Émile Bravo revient sur le succès de cet album (72 000 exemplaires vendus les cinq premières semaines de sa parution !), qui a reçu en mai le prix des Libraires.Avez-vous été surpris par l’engouement autour de votre Spirou ?
Disons qu’on pouvait s’attendre à un succès relatif… Je me doutais que j’allais vendre plus d’exemplaires de cette bande dessinée que des Épatantes aventures de Jules ! Toutefois, ce qui m’intéresse, ce n’est pas cette première vague, mais l’installation du livre dans le temps. J’aimerais savoir s’il s’en vendra encore dans dix ans, s’il peut devenir un classique. Je n’ai pas envie de faire des ouvrages qui soient à la mode, mais plutôt des choses profondes, universelles.
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Bodoï
Posté par Laurence Le Saux le 1 fév 2009 dans Dossier Spirou

Angoulême 2009 - Interview Emile Bravo - 2


Emile Bravo: «Spirou est un super vecteur pour aborder des thèmes difficiles»

INTERVIEW - Le dessinateur figure en bonne place pour remporter le Prix du Meilleur d’album du Festival d'Angoulême avec sa vision iconoclaste d'un Spirou jeune candide et un peu niais...

Dans son «Journal d’un Ingénu» (aventure «parallèle»  à la série mère), Spirou est un adolescent, encore groom à l’Hôtel Moustic de Bruxelles, alors que la seconde guerre mondiale menace l’Europe. Le jeune naïf va être mêlé malgré lui à des évènements qui éveilleront sa conscience…

Votre Spirou ne ressemble à aucun autre?
Je pense que c’était plus intéressant de faire venir Spirou dans mon univers que de rendre hommage aux albums passés de Spirou.  Quand Dupuis m’a contacté pour cet album, ils m’ont demandé un vrai travail d’auteur. Faire une énième aventure de Spirou, je n’en avais rien à foutre.

Vous aviez toute liberté?
C’est ça qui m’a séduit: la carte blanche. La bande dessinée d’aujourd’hui manque d’auteurs. Il y a plus de «faiseurs». Cela est dû à la logique de production des éditeurs. Il est plus facile de vendre un produit que l’œuvre d’un auteur.

Allez-vous donner une suite à cet album?
Ça ne devait être qu’un album isolé, mais vu l’engouement qu’il suscite, oui, j’ai décidé de donner une suite à cette aventure. L’occupation, la libération, il y a plein de moments passionnants à raconter. Spirou est un super vecteur pour aborder des thèmes difficiles. Comment a-t-il vécu, lui le garçon ordinaire et naïf, le plus grand traumatisme du XXème siècle? Comment est-il devenu l’aventurier humaniste que l’on sait? Dans le premier album, il découvre, effrayé, l’horreur nazie, maintenant il va falloir qu’il agisse.

Ce nouvel album sera la suite direct de «Journal d’un ingénu»?
Oui. Au début,  Fantasio part au front. La suite se construit doucement. Je suis pressé de dessiner un Spirou qui a peur. Il ne peut qu’avoir peur. Il doit apprendre le courage.

La pédagogie, l’enseignement de la vie sont vos thèmes fétiches…
La BD est un média qui a été créé pour les enfants. Il faut continuer à leur parler. Il ne faut pas les prendre pour des petits mongoliens. Ils existent, il faut leur apprendre des choses. J’ai appris la vie en lisant des BD! A force de lire, les connexions neuronales finissent par se faire (rires). C’est pour ça que je fais aussi des contes et de la BD pour enfants. J’essaye d’apprendre l’humour à mes jeunes lecteurs. Gamin, si tu n’as pas de sens de l’humour, t’es mort!
Propos recueillis par Benjamin Chapon et Olivier Mimran, envoyés spéciaux à Angoulême

Vous pouvez lire l'article sur
20minutes.fr

Propos recueillis par Benjamin Chapon et Olivier Mimran, envoyés spéciaux à Angoulême
Créé le 30.01.09

mardi 11 août 2009

Interview de l'express... sur Spirou le journal d'un Ingénu....

 La vidéo est visible Ici

La belle aux ours nains...

Emile Bravo aime à dire qu’il ne se préoccupe pas de la barrière des âges lorsqu’il écrit un texte. L’homme aime à titiller l’imaginaire de l’enfance et de la littérature jeunesse pour mieux la transformer, la mettre à sa main, matière dont il fait usage avec une intelligence rare. L’auteur reconnu des « Epatantes aventures de Jules » (Dargaud) et de « Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill » (Gallimard, Bayou), enseveli sous les prix pour « Spirou : Le journal d’un ingénu » (Dupuis), publie une troisième variation sur le thème des Trois ours nains aux éditions du Seuil. « La belle aux ours nains » s’avère conforme à ce qu’on peut attendre d’un livre de Bravo. A savoir intelligent et drôle. En quelques dizaines de pages...
si vous souhaitez lire la suite, consultez  
Sud Ouest Blogs .
Chronique de Philippe Belhache

Angoulême 2009 - Interview Emile Bravo - 1


lundi 10 août 2009

Émile Bravo et Spirou : Du bon usage de la nostalgie chez Mundo BD

Entretien du 22 Mars 2009
En reprenant Spirou, le temps d’un volume, dans Le Journal d’un ingénu (Dupuis), Émile Bravo revient sur un débat qui a eu lieu dans les années 80 et dont Chaland était l’initiateur : doit-on conserver une empreinte nostalgique au personnage ? À l’époque, la direction de Dupuis avait tranché en arrêtant brutalement la publication de son histoire. Bravo y revient aujourd’hui et démontre que ce discours est non seulement possible, mais nécessaire.
 
L’étymologie du mot nostalgie évoque la notion de retour, mais aussi de douleur. La nostalgie est une « Recherche du temps perdu » qui a souvent les accents de la complainte. La notion d’ « Âge d’or » est même d’une ancienneté manifestement biblique puisque c’est l’idée même du « Paradis perdu » qui donne de la consistance au « péché originel ». D’une manière générale, toute création obéit à la nécessité de s’inscrire dans une histoire commune.
L’imitation des modèles antiques est la démarche classique par excellence. Elle permet de perpétuer les techniques et de se régénérer au savoir accumulé par les Anciens. Sans les Grecs et les Romains, point de Renaissance. Les Préraphaélites ont trouvé chez les peintres du passé des significations inédites d’ordre spirituel, tandis que les Cubistes s’étonnaient de découvrir dans les Arts premiers des formes éminemment modernes, proches de leurs préoccupations. Les Surréalistes se réclamèrent de Rimbaud, de Lautréamont, voire de William Bouguereau.
Vers la Ligne Claire
Quand Swarte inventa le terme de « Ligne Claire » en 1977, rendant hommage à Hergé, il  remixa son trait avec les apports de Theo Van Doesburg et De Stijl, ou encore avec ceux du Bauhaus, déjà présents chez le Maître de Bruxelles. Derrière lui, une multitude d’artistes construisirent un mouvement autour de ce concept vague, étendu à Jacobs, Jacques Martin, voire Bob De Moor… Le mouvement eut son instant théorique (De Klare Lijn de Joost Swarte (1977), Les héritiers d’Hergé de Bruno Lecigne, Magic Strip, 1983) et de brillants développements, comme Le Rendez-vous de Sevenoaks (1976) et surtout le Blitz (1982) de Rivière et Floc’h. Dans le même temps, Hergé et Jacobs étaient érigés en canons esthétiques de référence (« Hérigé » remarquerait un disciple de Lacan), déclenchant le remplissage absurde, mais parfois jouissif, de kilomètres d’étagères de glose...

Pour lire la suite de cet entretien, venez visiter le site Mundo BD

Par Didier Pasamonik

Spirou Le journal d'un ingénu, bande annonce de chez Dupuis....

Pour voir la vidéo c'est ICI

dimanche 9 août 2009

Une épatante aventure de Jules

Acheté par hasard dans une boutique maxi-livre, pour ne pas la nommer, afin de les offrir à mon fils féru de bande dessiné, je me suis pris au jeu et ai dévoré les trois premiers tomes en une soirée.
Pour résumer l’histoire en quelques mots, Jules est un jeune garçon qui n’a pas les deux pieds dans la même chaussure, et qui vit des aventures extraordinaires avec de très nombreux rebondissements.
Il n’en faut pas plus pour créer un scénario solide qui tient la route, chaque tome est un régale.
Cette série mêle l’insolite, la fantaisie, la philosophie, la science fiction et la connaissance (basé sur des avancées scientifiques réels : La génétique, le clonage…). Emile Bravo à réussit, ainsi, le tour de force de captiver les lecteurs de tout âge, ce qui n’est pas donné à tous le monde dans le monde de la bd.

Dans la veine d’un Hergé ou d’un Goscinny, pour la qualité des scénarios et l’humour omniprésent,  cette série qui à l’origine a été pré-publiée dans Okapi depuis 1998, a obtenu le « prix Goscinny » pour le Tome 2, la réplique inattendue.

Cette collection en est maintenant à son cinquième tome, publiée aux éditions Dargaud.
Jules T1 : L'imparfait du futur.
Jules T2 : La réplique inattendue.
Jules T3 : Presque enterrés !
Jules T4 : Un départ précipité.
Jules T5 : La question du père.
A quand le Tome 6 ?....

Le journal d'un Ingénu.... la vidéo.

Pour la vidéo c'est ICI